L'industrie française n'est pas un bloc uniforme : c'est une mosaïque de métiers, du travail des métaux à la transformation alimentaire, de la chimie à la fabrication de machines. Pour s'y retrouver, chaque entreprise est rattachée à une branche précise par la nomenclature d'activités française (NAF). Cette page rassemble tous les secteurs industriels référencés dans l'annuaire : choisissez une branche pour accéder directement aux entreprises correspondantes.

0secteurs d'activité référencés
0grandes sections NAF (B, C, D, E)
0entreprises industrielles listées

Tous les secteurs référencés

Cliquez sur un secteur pour afficher les entreprises industrielles de cette branche, avec leur identité, leur localisation et leur activité. La liste s'enrichit à mesure que de nouvelles entreprises rejoignent l'annuaire.

Comprendre la nomenclature NAF

En statistique publique, on ne se fie pas à une intuition mais à une nomenclature. En France, chaque entreprise reçoit un code d'activité principale (le code APE, ou code NAF) qui la range dans une branche précise. Le champ de l'industrie repose sur quatre grandes sections. La section B regroupe les industries extractives (extraction de minerais, de matériaux de carrière, de granulats). La section C, la plus vaste, couvre l'industrie manufacturière, de l'agroalimentaire à la métallurgie en passant par la chimie, la plasturgie, le textile, le bois, le papier, l'électronique, les machines et les matériels de transport. La section D concerne la production et la distribution d'énergie, et la section E l'eau, l'assainissement et la gestion des déchets.

Chaque section se subdivise en divisions à deux chiffres, elles-mêmes découpées en groupes et classes de plus en plus fins. C'est à ce niveau de division que l'annuaire organise ses secteurs : chaque branche présentée ci-dessus correspond à une division de la nomenclature, ce qui permet de situer précisément une entreprise, de la comparer à ses pairs et de la retrouver par son métier.

Le cœur manufacturier : la section C

La section C forme le cœur historique et symbolique de l'industrie. Elle regroupe à elle seule vingt-quatre divisions, numérotées de 10 à 33, qui vont des industries alimentaires à la réparation et à l'installation de machines. On y trouve la transformation de la viande, la fabrication de produits laitiers, la boulangerie industrielle, mais aussi le travail des métaux, la fonderie, la chaudronnerie, la fabrication de produits métalliques, la construction de machines et d'équipements, l'industrie automobile, l'aéronautique, la chimie, la pharmacie, la plasturgie, le textile, l'habillement, le cuir, le bois, le papier, l'imprimerie et l'ameublement.

Cette diversité explique que deux entreprises « industrielles » puissent avoir des réalités très différentes : une fromagerie et une usine de composants électroniques relèvent toutes deux de la section C, mais mobilisent des savoir-faire, des équipements et des marchés distincts. C'est précisément l'intérêt d'un classement par secteur : il rapproche les entreprises qui partagent un même métier, une même chaîne de valeur et des enjeux comparables.

Extraction, énergie, eau et déchets

Autour du cœur manufacturier gravitent trois familles d'activités souvent oubliées quand on parle d'industrie, mais essentielles. Les industries extractives (section B) fournissent les matières premières minérales, les granulats et les pierres indispensables à la construction et aux chantiers ; elles sont présentes dans de très nombreux départements, au plus près des gisements. La production d'énergie (section D) équipe et alimente l'ensemble du système productif, un enjeu devenu stratégique à l'heure de la transition. Enfin, la gestion de l'eau et des déchets (section E) occupe une place croissante, portée par l'économie circulaire, le recyclage et la valorisation des ressources.

Ces filières, ancrées dans les territoires et peu délocalisables, complètent le panorama industriel et rappellent que l'industrie ne se limite pas à l'usine manufacturière : elle englobe tout ce qui extrait, transforme, produit de l'énergie et boucle le cycle des matières.

Pourquoi explorer l'annuaire par secteur

Partir du métier est la façon la plus naturelle de chercher un fournisseur, un sous-traitant ou un partenaire industriel. Un acheteur qui a besoin d'une pièce mécanique, d'un emballage, d'un traitement de surface ou d'un produit alimentaire transformé raisonne d'abord par branche d'activité. En croisant ensuite un secteur avec un territoire, grâce à la page des départements, il répond à la question la plus fréquente : quelles entreprises de tel métier, dans telle région ?

L'entrée par secteur intéresse aussi les candidats et les curieux : elle révèle la variété des métiers industriels, des plus visibles aux plus discrets, et aide à comprendre comment se structure la production française. Chaque page de secteur rassemble les entreprises d'une même branche et facilite ainsi la découverte, la comparaison et la mise en relation.

Des données publiques, fiables et transparentes

La valeur d'un annuaire tient à la fiabilité de ses données. Celui-ci s'appuie sur les données publiques ouvertes issues du répertoire officiel des entreprises tenu par l'INSEE, la base SIRENE. Cette source recense l'ensemble des entreprises et de leurs établissements, avec leur identifiant unique, leur dénomination, leur adresse et leur code d'activité principale. Le rattachement de chaque entreprise à un secteur repose donc sur une classification officielle, vérifiable et harmonisée à l'échelle nationale.

Cette rigueur garantit que les secteurs présentés ici correspondent à une réalité déclarée, et non à une catégorie approximative. Elle permet aussi d'enrichir progressivement l'annuaire : à mesure que de nouvelles entreprises industrielles sont référencées, elles rejoignent automatiquement la branche qui correspond à leur activité, renforçant la représentativité de chaque secteur.

L'industrie manufacturière en détail

Derrière le mot « industrie » se cache une grande variété de branches. Les industries alimentaires transforment les productions agricoles en produits de consommation, au plus près des bassins de production. La métallurgie et la fabrication de produits métalliques (chaudronnerie, découpe, traitement de surface, mécano-soudure) constituent une base essentielle de la sous-traitance. La fabrication de machines et d'équipements fournit les outils de production à toutes les autres filières.

À leurs côtés, la chimie et la plasturgie produisent matières et composants, la pharmacie mobilise une recherche de pointe, l'industrie automobile et les autres matériels de transport (aéronautique, ferroviaire, naval) structurent des chaînes de valeur profondes. Le textile, l'habillement et le cuir perpétuent des savoir-faire souvent haut de gamme, tandis que le bois, le papier, l'imprimerie et l'ameublement valorisent des ressources renouvelables. Cette diversité fait la richesse et la résilience du tissu industriel.

Des filières stratégiques pour la souveraineté

Toutes les activités ne se valent pas au regard de la souveraineté. Certaines filières sont jugées stratégiques parce qu'elles conditionnent la santé, la sécurité, l'énergie ou l'autonomie technologique du pays. La production de médicaments et de dispositifs médicaux, la fabrication de composants électroniques et de semi-conducteurs, les équipements pour l'énergie et les matériaux critiques sont au cœur des politiques de réindustrialisation.

Explorer l'industrie par secteur permet de mesurer la présence de ces filières sur le territoire et l'importance de préserver, en amont, un tissu dense de sous-traitants et de compétences. Un maillon manquant dans une chaîne de valeur peut fragiliser toute une filière : la profondeur du réseau industriel est donc aussi déterminante que les grands investissements de tête.

Taille des entreprises et industrie 4.0

Le tissu industriel est très majoritairement composé de TPE et de PME, aux côtés de quelques grandes entreprises très visibles. Cette structure explique la dispersion des sites de production sur l'ensemble du territoire et l'importance des entreprises familiales, souvent spécialisées et exportatrices. Chaque secteur réunit ainsi des acteurs de tailles très différentes, du petit atelier à l'usine de plusieurs centaines de salariés.

Toutes ces entreprises font face aux mêmes transformations : la numérisation des ateliers (capteurs, données, automatisation), la décarbonation des procédés et la recherche permanente de qualité et de compétitivité. L'industrie 4.0 n'est pas réservée aux grands groupes : de nombreuses PME investissent dans la modernisation de leur outil pour rester dans la course, préserver l'emploi et gagner de nouveaux marchés.

Innovation, recherche et exportation

Si l'industrie ne représente qu'une part modérée de l'emploi total, elle concentre l'essentiel de l'effort privé de recherche et développement et la plus grande partie des exportations de biens. C'est dans les ateliers et les bureaux d'études que se conçoivent les produits, les procédés et les brevets qui font la compétitivité du pays. Chaque secteur porte sa propre dynamique d'innovation, de la chimie verte à l'électronique, de l'agroalimentaire de qualité aux matériaux composites.

Cette capacité à innover et à vendre à l'international explique pourquoi l'industrie exerce un puissant effet d'entraînement sur le reste de l'économie. Un secteur dynamique tire vers le haut ses fournisseurs, ses sous-traitants et ses prestataires de services, et diffuse ses compétences bien au-delà de ses propres frontières. Explorer l'annuaire par branche, c'est aussi mesurer cette vitalité métier par métier.

Transition écologique et industrie responsable

Aucun secteur n'échappe aujourd'hui à l'exigence de responsabilité environnementale. Réduire les consommations d'énergie et d'eau, limiter les émissions et les déchets, éco-concevoir les produits et s'inscrire dans une logique d'économie circulaire sont devenus des critères de compétitivité autant que des obligations. Les filières les plus consommatrices de ressources, comme la chimie, la métallurgie ou le papier, sont particulièrement engagées dans la décarbonation de leurs procédés.

Cette transition n'oppose pas performance et écologie : les entreprises qui l'embrassent réduisent leurs coûts, sécurisent leur acceptabilité et répondent aux attentes croissantes de leurs clients et des marchés publics. Chaque secteur invente ses propres solutions, preuve que l'industrie de demain se construit filière par filière.

Comment lire une page de secteur

Chaque page de secteur rassemble les entreprises industrielles rattachées à une même branche de la nomenclature. Vous y retrouvez, pour chacune, sa dénomination, sa localisation, son code d'activité et un contenu de présentation. Cette organisation permet de comparer des acteurs d'un même métier, d'identifier des fournisseurs potentiels et de comprendre la structure d'une filière sur le territoire national.

En complément, la page des départements offre une entrée géographique. La combinaison des deux, le secteur et le territoire, constitue la manière la plus efficace d'explorer le tissu industriel français et de créer des liens utiles entre acheteurs, producteurs et candidats.

Sous-traitance et chaînes de valeur

Une grande partie de l'industrie fonctionne en sous-traitance : des entreprises spécialisées fabriquent des composants, des pièces ou des sous-ensembles pour le compte de donneurs d'ordre. Cette organisation en chaînes de valeur explique la densité du tissu de PME industrielles françaises, notamment dans le travail des métaux, la mécanique, la plasturgie et l'électronique. Chaque secteur abrite ainsi une multitude de fournisseurs de spécialité, souvent invisibles du grand public mais indispensables aux produits finis.

Pour un acheteur, comprendre ces chaînes de valeur est essentiel : trouver le bon sous-traitant, sécuriser un approvisionnement ou diversifier ses sources passe par une bonne connaissance des secteurs et de leurs acteurs. C'est précisément ce que permet un annuaire organisé par branche : identifier, métier par métier, les entreprises capables de répondre à un besoin précis.

Normes, qualité et certifications

L'industrie est un univers de normes et de qualité. Chaque secteur applique des référentiels spécifiques : sécurité alimentaire pour l'agroalimentaire, normes aéronautiques ou automobiles pour la mécanique de précision, exigences pharmaceutiques pour la santé. Ces certifications, souvent coûteuses à obtenir, sont la condition d'accès à de nombreux marchés et un gage de sérieux pour les clients.

Elles témoignent aussi du niveau d'exigence et de professionnalisme des entreprises industrielles françaises. Derrière chaque fiche de l'annuaire se trouve une société soumise à ces contraintes de qualité, qui investit en continu pour rester compétitive et fiable. Explorer les secteurs, c'est aussi mesurer cette culture de l'exigence propre à l'industrie.